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MARRAKECH
   
  Marrakech: Aperçu historique

En 461 HEG. ( 1068-1069), les habitants de la ville d’Aghmat désignent au prince Almoravide ABOU BAKR IBN OMAR le site où sera construite la future capitale : « Nous t’avons désigné un lieu désert ou seules courent les gazelles et les autruches et ou ne pousse que le jujubier; ils lui désignent ce lieu de sorte que l’Oued N’fis soit son verger, les DOUKKALA son grenier et que les rênes de l’Atlas se trouvent tenues entre les mains de son Prince ».
Accompagné de ses armées et des chefs des tribus, le prince se rendit sur le site encore inhabité de Marrakech. Là, ils lui dirent : «c’est ici que tu dois construire la ville »

Marrakech, dont le sens demeure énigmatique, est utilisé depuis des siècles pour designer l’ensemble du pays. La maroquinerie, qui dérive de ce nom, rappelle l’importance de cette activité artisanale dans la vie économique de la cité. Ville « sainte » aux innombrables mausolées encore objet d’une fervente foi populaire, Marrakech est aussi désignée sous le nom de « MADINAT SAB’ATOURIJAL », la vile des sept saints protecteurs. Oasis de main d’hommes, créée pour le loisir et la subsistance des hommes, elle a enfin reçu le nom imagé de « AL-BAHJA », la ville qui réjouit le cœur.

Carrefour de plusieurs voies de circulation, Marrakech a un double rôle historique de place d’échanges et de ville–entrepôt. Les pistes caravanières, partant des lointaines rives du Niger, traversent l’Atlas après les relais des oasis pré-sahariennes et convergent à Marrakech d’où elles se déploient en direction des ports atlantiques et méditerranéens. Les fluctuations de ces courants d’échanges ponctuent ces phases d’expansion ou de régression. Sa prospérité dépendait à la fois de sa fonction de capitale et de contrôle qu’elle pouvait exercer historiquement sur ce système commercial à grand rayon. Pour cela, son histoire se présente plutôt en ligne brisée ou se distinguent trois périodes d’expansion remarquables : de la fin du 11 ème au milieu du 13 éme S., avec les Almoravides et les Almohades ; le 16ème et le début du 17ème S. avec les Sa’adiens ; enfin , à partir du milieu du 18ème S., nouvelle expansion avec les Alaouites. Le 20ème S. a bouleversé ces données historiques traditionnelles ...
Ce n’est donc pas un pur hasard si des sahariens, les Almoravides, fondent vers 1070 le premier noyau de cette cité appelée à devenir en l’espace d’une génération, la métropole d’un empire. Au début du 12ème S., Ali IBN YOUSSOUF, 3ème souverain Almoravide, urbanise le site par l’adduction d’eau, le pavage des rues et la construction de la mosquée qui porte toujours son nom et qui devient le principale pôle urbain de l’agglomération. En 1127, il entoure sa capitale d’un rempart de 9 km qui subsiste encore.

Avec les Almohades, Marrakech, doublée de la Qasbah, véritable ville fortifiée , devient la cité la plus importante de l’Occident musulman. Sa population à la fin du 12ème S. a été estimée à une centaine de milliers d’habitants. Capitale d’un empire englobant tout le Maghreb et l’Espagne musulmane, elle doit sa prospérité notamment au fructueux commerce trans-saharien dont elle domine les axes et redistribue les produits. C’est aussi une capitale intellectuelle qui attire les esprits les plus éminents de l’époque ; IBN TOFAYL, IBN ZOHR, IBN ROCHD etc.… y diffusent leur savoir.

Après les Almohades , Marrakech abandonnée comme capitale, entre dans une phase de régression urbaine dont elle ne se relève qu’au milieu du 16ème S. . La reprise du commerce trans-saharien et le développement des relations atlantiques avec l’Europe créent une conjoncture favorable à la ville, redevenue capitale avec les Sa’adiens. Sa renaissance se traduit par la remise en état du réseau d’alimentation en eau, le développement et l’apparition de quartiers nouveaux dotés de l’infrastructure nécessaire, la création du Mellah destiné à l’importante communauté juive, le réaménagement de la Qasbah autour du palais AL-BADII…

A partir de 1669, Marrakech est appelée à assumer, avec Fez, le rôle de capitale et de résidence des souveraines Alaouites. Le règne de Sidi Mohamed IBN ABDELLAH (1757-1790) est fondamental pour la réanimation de la ville. L’intérêt particulier qu’il lui porte et son activité sans relâche, marquent définitivement le site urbain d’une empreinte artistique spécifique. Les textes historiques le décrivent, campant au milieu de la Qasbah ruinée, et dirigeant personnellement les travaux de restauration. Palais, jardins, méchouars, fortifications, mosquées et madraça y surgissent. Cet effort remarquable intéresse également l’ancienne médina de sorte qu’il n’est point d’édifice public ou l’on ne relève l’empreinte de ce grand souverain bâtisseur. En outre, il trace la voie à ses successeurs. Parmi eux, Sidi Mohamed BEN ABDERRAHMAN mérite une mention particulière. Marrakech lui doit la replantation des grands jardins de l’Agdal et de la Ménara, la construction des charmants pavillons de plaisance dans ces même jardins, la restauration des anciens bassins et la création des premières usines modernes pour affronter l’expansion économique européenne du 19ème siècle.

( D’après un texte de H. Triki)


 

Notes culturelles:

LES GLAOUIS
AGHMAT
NAISSANCE DE L 'EMPIRE ALMORAVIDE
L'EPOPEE ALMOHADE
ABDEL MOUMEN IBN ALI
Mosquée et madraça Ben Youssouf
MOUASSINE
LA KOUTOUBIA
LA QASBA DE MARRAKECH
MONUMENTS ALAOUITES
JAMMA ELFNA